Des pellets pour chauffer votre maison ?

Faire rimer économie et écologie est une préoccupation importante de nos jours. Et là on a un bon sujet : les pellets.

Le poêle à pellets

Les ressources énergétiques comme le gaz et le pétrole coûtent cher et sont souvent polluantes. Mais il existe maintenant des alternatives et des moyens bien connus de concilier des convictions écologiques avec une certaine idée du confort. Question chauffage, la chaudière à pellets fait partie des solutions à ne pas négliger, car elle permet d’allier une chaleur saine et constante au respect de la nature et de l’environnement. Des sociétés, comme Pelleo, ont développé des produits spécialement conçus pour faciliter l’utilisation des chaudières à bois.

Poêle à pelletsLes usagers peuvent faire le choix d’opter pour une chaudière à bois classique. Ou pour une chaudière mixte (à charger en granulés et en bois). Voire pour une chaudière à pellets qui sera sans doute le choix le plus judicieux. En effet, ces chaudières proposent généralement un rendement beaucoup plus efficace grâce aux pellets dont la combustion est optimisée.

La fabrication de granulés de bois peut d’ailleurs se concevoir dans une logique doublement écologique en utilisant les matériaux non conservés en général. Les granulés de bois proviennent d’un site éco-industriel. Ils sont fabriqués à partir des résidus de sciage afin de ne perdre aucune matière première. Ils ont été soumis à la norme Din. Il faut savoir que les granulés conformes à la norme Din assurent une combustion maximale et donc, une grande efficacité de chauffage. Les particuliers ont ainsi l’assurance de consommer intelligemment grâce aux pellets de bois, qui permettent une bonne gestion de nos ressources forestières.

Une énergie renouvelable : le bois

J’aimerais vous parler d’une autre énergie renouvelable, plus discrète celle-là, le bois énergie et plus généralement de la biomasse.

Le bois énergie représente à peu près 50% des énergies renouvelables consommées en France et 10% des énergies totales. Dans le cadre du Grenelle de l’Environnement, il devrait atteindre 20% d’ici à 2020. Et selon les nouveaux objectifs de l’Union Européenne, 30% d’ici à 2030. Pourtant, ce n’est pas une énergie dont on parle beaucoup. Voyons pourquoi.

Cette énergie serait-elle trop « vieillotte » pour qu’on s’intéresse à elle ?

Les dernières évolutions en matière de combustibles (plaquettes, granulés, buches de bois densifié, biocombustibles) et surtout les innovations autour des appareils (poêle à pellets, chaudière à granulés, poêle mixte, poêle étanche…) montrent bien que le secteur a beaucoup évolué. C’est sans doute pourquoi la RT2012 met cette énergie en avant. Elle peut parfaitement s’intégrer à des besoins très divers. Et ceci que l’habitation soit bien isolée (poêle à pellet de petite puissance) ou mal isolée (poêle à bois avec accumulation ou chaudières). Si l’image du chauffage au bois peut être un peu vieillotte, la réalité est autre.

Serait-alors un problème de déforestation qui rendrait les médias prudents ?

Clairement non, la surface de la forêt française augmente d’année en année. Et même s’il y des risques de tension en matière d’approvisionnement, on est vraiment très loin d’une problématique de déforestation. Ce qui est vrai en France ne l’est pas partout malheureusement… La forêt française est la plus grande d’Europe et c’est aussi la moins mobilisée. Il y a donc de bonnes marges de progression pour alimenter les foyers français en bois.

Le seul véritable point qui peut inquiéter est le fait que cette énergie relâche des particules polluantes dans l’atmosphère au travers de ses fumées. En particulier des particules fines. Ces taux sont bien plus faibles avec les appareils modernes, d’où les aides stimulant le renouvellement des anciens appareils sous forme de crédits d’impôts et la « normalisation » au travers des critères Flamme Verte.
Si les poêles et chaudières à granulés sont tout particulièrement « propres » à cet égard, ce n’est pas le cas des cheminées ouvertes et c’est bien pour cela que Paris envisage d’interdire leur utilisation sous peu. Mais en dehors du fait d’avoir un appareil de qualité, la propreté vient aussi du bon usage qui en fait par les usagers. Cela passe par la consommation de bois bien sec (surtout pas de bois traités) et une installation bien réglée.

Le succès de cette énergie passera donc par sa capacité à traiter ce problème. En ne mobilisant pas seulement les fabricants d’appareils et les installateurs, mais aussi les distributeurs de combustibles et les usagers.

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